ropriété familiale,
ce vignoble est de tradition ancienne sur ses terrasses de la vallée du Lot. Issu d’un très grand domaine de l’époque gallo-romaine, il subit les ravages des guerres du Moyen-Âge et parvient à survivre jusqu’à l’attaque du Philloxera en 1878. Quelques plants d’Auxerrois furent tout de même conservés par Edouard Sérougne qui tomba amoureux de la propriétaire des lieux et de ce cépage dans les années 1920. Dès 1930, alors que le vignoble reprenait fière allure, il allait motiver quelques rares collègues à fonder le premier syndicat de défense du vin de Cahors. Il sera aussi de la bande des quinze qui fera renaître la Confrérie du vin de Cahors.
La maison de la proprieté Lamartine fut bâtie à l’emplacement d’un chêne centenaire et la légende dit qu’il abrita les rendez-vous galants de la belle Martine, une fille des environs d’où le nom de La Martine. Edouard Sérougne, poète à ses heures écrivit quelques vers pour témoigner de l’histoire :

“ Pur, de bonne famille
D’Auxerrois et cépage de cru
Comme de la jolie fille
On désire sa vertu ”...

e Château Lamartine aujourd’hui...

À l’extrême ouest de l’appellation, le Château Lamartine tient une place à part : un micro-climat sensible aux influences atlantiques induit des maturités toujours précoces, renforcées par l’exposition.
Situés sur les terrasses les plus anciennes de la vallée du Lot et sur ses côteaux calcaires, ses 30 hectares de vieilles vignes sont exposés plein sud (et bien sûr saturés de soleil).
Enracinées profondément, ces vignes peuvent ainsi supporter les étés torrides sans jamais manquer d’eau.
Les raisins mûrissent vite et les faibles rendements permettent à chaque petit grain d’avoir la peau tendue par le sucre et les saveurs.

Le domaine est superbe et dès que vous franchissez l’entrée, la curiosité laissera la place à votre passion. Le terroir y est donc ici l’un des plus propices. La conduite du sol toujours travaillé, permettra un équilibre vivant où les ceps puiseront les minéraux nécessaires à la concentration et à la complexité des grands vins.

La vie naturelle du sol que nous défendons vivement, permettra aux plants d’Auxerrois une systhémie naturelle de la rhysosphère. Bien sûr les engrais sont bannis et les traitements réduits au strict nécessaire. Ne sont-ils pas les ennemis de l’expression de terroir !

Le terroir est un atout indéniable si l’on veut être des premiers. Mais faut-il avoir la volonté et la rigueur suffisantes pour être attentif à chaque cep durant les canicules de l’été.
Ainsi, pas moins de 2000 heures de vendanges en vert sont nécessaires pour une régularité parfaite de rendement, que nous voulons modérée.